LA CONDUITE
Conduire en toute sécurité : l’importance de régulariser son permis de conduire
Pourquoi c’est important ?
C’est au conducteur qu’il revient d’apprécier sa capacité à conduire au regard de ses affections médicales, de son état de fatigue et de vigilance, de sa capacité de mobilité, de la prise de médicaments ou de substances psychoactives.
Avec l’avancée en âge et les séquelles liées à la poliomyélite, la conduite automobile peut devenir plus complexe : perte de force dans les jambes ou les bras, douleurs, fatigabilité, ralentissement des réflexes... Pour continuer à conduire en sécurité — pour soi et pour les autres — il est essentiel de vérifier si son permis de conduire est toujours adapté à ses capacités.
La régularisation de permis de conduire concerne les personnes titulaires d’un permis de conduire présentant une incompatibilité, temporaire ou permanente, à conduire un véhicule avec un ou des aménagements particuliers. Cette incompatibilité peut résulter d’une maladie, d’un accident ou d’un handicap évolutif.

1. Le passage par la visite médicale
Toute personne présentant un handicap moteur ou une pathologie chronique doit passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé par la préfecture. Ce professionnel vérifie si l’état de santé permet encore de conduire, et s’il faut des adaptations : boîte automatique, commandes manuelles, sièges spécifiques, etc.
En cas d’avis favorable, un permis de conduire avec mention restrictive peut être délivré (exemple : "conduite uniquement avec véhicule aménagé"). Ce permis est valable pour une durée limitée et peut être renouvelé selon l’avis médical.
2. Adapter son véhicule si besoin
De nombreuses solutions existent pour continuer à conduire malgré des limitations physiques :
- Volant à une main
- Commandes au volant
- Pédalier inversé ou rehaussé
- Siège pivotant
Les aménagements peuvent être partiellement pris en charge par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) ou par certaines caisses de retraite. Il est conseillé de passer par un centre de rééducation ou un ergothérapeute pour évaluer ses besoins précis.
3. Passer par une auto-école spécialisée
En cas d’adaptation du véhicule ou du permis, il est souvent nécessaire de suivre quelques heures de conduite dans une auto-école spécialisée "handicap". Cela permet de se familiariser avec les nouveaux équipements et de conduire en confiance.
4. En parler à son entourage
Il n’est pas toujours facile d’accepter que l’on ne conduise plus comme avant. Mais prendre conscience de ses limites et faire les ajustements nécessaires, c’est aussi une marque de responsabilité et de courage. L’entourage peut aider à franchir ce cap, notamment dans les démarches.
Conduire reste possible avec les bons aménagements et les bonnes démarches.
